La réhabilitation complète sur implants remplace les dents d’une arcade par un bridge fixe porté par plusieurs implants. All-on-4 et All-on-6 désignent des concepts à quatre ou six implants. Le patient ne retire pas le bridge lui-même ; une dépose professionnelle peut être indiquée selon les besoins. Le choix suppose un bilan, l’examen des dents conservables et une discussion des alternatives, des risques et du suivi.
L’objectif n’est pas de présenter le bridge complet sur implants comme une dent neuve définitive et sans contrepartie. C’est une réhabilitation lourde, fiable lorsqu’elle est bien indiquée, mais qui reste un dispositif posé dans un milieu vivant, avec une chirurgie, des suites, un entretien à vie et des complications possibles. Cette nuance fait partie de l’information à laquelle chaque patient a droit avant de décider.
Un parcours en images, à lire avec prudence
Le terme All-on-4 décrit un concept de traitement ; il ne suffit pas de compter les éléments visibles sur une séquence pour l’attribuer à un cas. Le nombre d’implants et le choix prothétique se définissent après le bilan. La vidéo ci-dessous est un montage de plusieurs séquences, pas la preuve d’un protocole confirmé ni d’un résultat à long terme.

Images chirurgicales sensibles
Cette vidéo contient du sang et des gestes opératoires. Vous pouvez lire les descriptions sans la regarder. Copie sans piste audio.
Ce que montrent les séquences
| Repère dans V08 | Description factuelle | Ce qu’il ne faut pas en déduire |
|---|---|---|
| 00:00 | Modèle numérique avec des éléments implantaires représentés sous une arcade. | Ce n’est pas une validation du plan d’un patient ni une preuve du nombre d’implants réellement posés. |
| 00:10 | Séquences opératoires en bouche, avec instruments et présence de sang. | Les gestes précis et la continuité entre les plans doivent être confirmés par la praticienne. |
| 00:55 | Affichage d’une image panoramique avec des éléments implantaires et prothétiques. | Ce cliché seul n’atteste ni la cicatrisation ni l’absence de complication. |
| 00:59 | Composants visibles en bouche au cours de séquences de préparation prothétique. | Il n’est pas établi que toutes ces images concernent le même dossier. |
| 01:11 | Manipulation et mise en place d’une prothèse. | Une pose filmée ne démontre ni la fonction dans la durée ni le suivi ultérieur. |
Le rôle des étapes, au-delà de la vidéo
- Planifier : examiner les dents restantes, l’os, les tissus et le projet de prothèse ; discuter les alternatives avant toute extraction.
- Poser et contrôler : réaliser le plan chirurgical retenu, puis évaluer les conditions de cicatrisation et de mise en charge.
- Concevoir et essayer la prothèse : vérifier l’enregistrement, la forme, les contacts et les possibilités de nettoyage ; distinguer provisoire et définitive.
- Suivre : organiser l’entretien et les contrôles cliniques. Cette quatrième étape n’est pas documentée par V08 et ne doit pas être considérée comme acquise.
Les étapes générales de prothèse et de suivi sont également décrites par Leeds Teaching Hospitals. Pour les examens, consultez le guide Cone Beam. Pour préparer un devis au Maroc, lisez les prix d’un implant dentaire au Maroc, sans assimiler un tarif unitaire au prix d’une arcade complète.
All-on-6 avant/après : comment lire ces images
Les photos « avant/après » d’un All-on-6 montrent surtout un changement d’aspect : une arcade édentée ou des dents condamnées, puis un bridge fixe porté par six implants. Elles ne disent rien de la tenue dans le temps, des complications ni de l’entretien. Avant de vous fier à une image, posez quelques questions :
- Provisoire ou finale ? Une prothèse posée le jour de l’intervention est provisoire ; l’arcade finale n’arrive qu’après la cicatrisation, comme le détaille le calendrier plus bas.
- Combien de temps après ? Une photo prise le jour de la pose ne montre ni la cicatrisation ni le suivi.
- Quel plan de traitement ? Le nombre d’implants se confirme au bilan et sur l’imagerie, pas sur une photo.
Ce que l’« après » change vraiment se mesure au quotidien : une prothèse fixe que vous ne retirez pas, stable pour mastiquer et parler, avec un entretien quotidien et des contrôles réguliers dans la durée.
Qu’est-ce qu’un bridge complet fixe sur implants ?
Le bridge complet est conçu pour rester stable pendant la mastication et la parole. Il est fixé aux implants plutôt que porté uniquement par la gencive ; il peut éviter une couverture du palais selon sa conception. Une mobilité anormale, une douleur ou un dévissage doivent être contrôlés, et non considérés comme impossibles.

Dans les concepts All-on-4 et All-on-6, l’arcade complète repose sur quatre ou six implants. Pour compenser un volume osseux parfois limité à l’arrière des mâchoires, les deux implants postérieurs sont souvent placés de façon inclinée. Cette inclinaison permet, dans bien des cas, d’éviter ou de réduire le besoin d’une greffe osseuse ou d’un comblement de sinus, tout en allongeant l’appui de la prothèse vers l’arrière.
La prothèse est généralement vissée plutôt que scellée : une prothèse vissée peut être déposée par le praticien pour nettoyer, contrôler et réparer, ce qui facilite la maintenance.
À qui s’adresse cette solution ?
La réhabilitation complète sur implants concerne deux profils principaux :
- la personne déjà édentée totale d’une ou des deux arcades, qui supporte mal une prothèse amovible ou souhaite une solution fixe ;
- la personne bientôt édentée, dont les dernières dents sont condamnées par une carie avancée ou une parodontite sévère, et chez qui une réhabilitation globale est planifiée.
Avant une réhabilitation complète, le pronostic des dents restantes et leurs possibilités de conservation sont examinés. Une dent conservable ne doit pas être extraite simplement pour adapter la bouche à un protocole commercial. Comparez aussi les alternatives : implant, bridge ou dentier.
Le bridge complet fixe n’est pas la seule voie pour l’édenté. Une prothèse amovible stabilisée sur implants peut rester un compromis pertinent, notamment quand l’os ou le budget limitent les options fixes (voir la comparaison plus bas). L’objectif n’est pas de pousser vers la solution la plus lourde, mais vers celle qui convient à la situation.
La page du cabinet présente le bilan pour implants dentaires à Kénitra.
Combien d’implants : quatre, six, ou selon le cas ?
Le nombre d’implants n’est pas une règle figée. Les chiffres quatre et six correspondent à des protocoles documentés, pas à une obligation universelle.
Le consensus ITI 2018 ne retrouve pas de différence statistiquement significative de survie entre les groupes avec moins de cinq implants et ceux avec cinq ou plus, pour chacune des deux arcades étudiées. Cela ne prouve pas que tous les protocoles soient équivalents. Le nombre et la répartition se décident selon l’anatomie, le projet prothétique, l’entretien possible et les conséquences d’une complication.
Le choix entre All-on-4 et All-on-6 se fait cas par cas, selon l’arcade, l’os et les forces masticatoires. Plus d’implants n’est pas automatiquement mieux : c’est la planification globale qui compte.
Comment se déroule le traitement à Kénitra ?
La réhabilitation complète sur implants est un parcours structuré, jamais un acte unique.

Le bilan
La première étape n’est pas chirurgicale. C’est un bilan complet : interrogatoire médical, examen des gencives et des dents restantes, analyse de l’occlusion et de l’hygiène. L’état parodontal est déterminant, car une inflammation non traitée compromet la cicatrisation et le maintien des implants.
Le CBCT renseigne sur le volume osseux et les structures anatomiques. Il complète l’examen clinique et le projet prothétique ; il ne décide pas seul d’une greffe, d’une extraction ou du nombre d’implants. Les outils d’empreinte et de conception, leurs modalités et leur intérêt sont expliqués au bilan.
Lorsque l’os fait défaut malgré l’inclinaison des implants, les solutions de reconstruction et les alternatives sont abordées dans Implant dentaire quand il manque de l’os : quelles solutions.
La chirurgie
Les modalités d’anesthésie, le calendrier des extractions et de la pose, et la possibilité d’une prothèse provisoire sont définis au bilan et confirmés selon les conditions opératoires. Ils ne sont pas identiques pour tous les patients.
L’instrumentation ultrasonique comporte aussi des limites et des risques anatomiques. Les résultats sur le PRF après extraction ne constituent pas une preuve de bénéfice pour toute réhabilitation complète ni une garantie de succès. Demandez quels moyens sont réellement prévus pour votre cas.
La mise en charge : immédiate ou différée
Un intérêt du concept est la possibilité, dans des cas sélectionnés, de poser une prothèse provisoire fixe rapidement après la chirurgie : c’est la mise en charge immédiate. Elle n’est pas systématique : selon les consensus de l’ITI, elle suppose que la stabilité primaire de chaque implant soit confirmée au moment de la pose. Quand cette stabilité est insuffisante, on diffère la mise en charge pour laisser l’os cicatriser.
Un point est souvent mal compris : une prothèse provisoire posée en un jour n’est pas la prothèse définitive. Celle-ci est réalisée après cicatrisation et ostéo-intégration, c’est-à-dire l’ancrage de l’implant dans l’os. Le choix entre mise en charge immédiate et différée, et ses conditions, est détaillé dans Mise en charge immédiate ou différée d’un implant.
Pour distinguer la chirurgie, la cicatrisation et la prothèse, consultez les étapes de la pose d’un implant dentaire.
Le calendrier d’une arcade complète
Les étapes d’un implant unitaire restent valables. Pour une arcade complète, trois choses changent : les dents restantes sont souvent extraites le jour même de la pose, une arcade provisoire fixe peut être mise en place très vite, et l’arcade finale n’arrive qu’après la cicatrisation. Les durées ci-dessous sont des repères tirés des études ; votre propre calendrier est établi au bilan.
- Avant la chirurgie : bilan, imagerie, soins des gencives si nécessaire et conception du projet prothétique, sur une durée qui dépend des soins préalables nécessaires.
- Le jour de la chirurgie : extractions, pose des implants puis, si la stabilité de chaque implant le permet, fixation d’une arcade provisoire. Dans les études réunies par Soto-Peñaloza et coll., ce provisoire est posé entre quelques heures et 48 heures après l’intervention.
- La cicatrisation, le plus souvent quatre à six mois : vous portez l’arcade provisoire pendant que les implants s’ancrent dans l’os. La majorité des études de cette revue posent l’arcade finale après quatre à six mois ; quelques-unes le font plus tôt.
- Les dents finales, en quelques rendez-vous : empreintes, essayages, réglage de l’occlusion, puis pose de l’arcade finale et premiers contrôles.
Si la stabilité ne permet pas de mise en charge immédiate, ou si une greffe osseuse doit précéder les implants, le calendrier s’allonge de cette cicatrisation supplémentaire.
Le jour de l’intervention : ce qui change pour vous
Une séance d’arcade complète est plus longue qu’une pose unitaire : elle réunit souvent des extractions, la pose de plusieurs implants, puis la préparation et la fixation du provisoire. Dans l’étude d’Uesugi et coll., l’intervention est réalisée sous anesthésie locale et le provisoire est fixé le jour même. L’anesthésie locale vise à limiter la douleur pendant l’acte ; des pressions ou des vibrations peuvent être ressenties. Les jours suivants, un gonflement et un inconfort peuvent apparaître, et une alimentation molle est généralement conseillée pendant la cicatrisation.
Sous anesthésie locale, vous restez éveillé. Si l’appréhension est forte, dites-le dès le bilan : les moyens envisageables et leurs limites se discutent avant de fixer la date. La sédation consciente vise à détendre sans endormir ; ce n’est pas une anesthésie générale. Le déroulement de la chirurgie elle-même est détaillé dans comment se déroule la pose d’un implant dentaire.
Que disent les données de survie ?
La réhabilitation complète sur implants affiche des taux de survie élevés dans la littérature, mais ces chiffres demandent à être lus avec prudence.
La revue systématique de Soto-Peñaloza et coll. (2017) décrit des résultats encourageants pour le concept All-on-4, mais souligne les limites du suivi et de la qualité méthodologique. Nous ne retenons pas de taux unique comme promesse au patient. Les résultats d’études dépendent de leur population, de l’arcade, du recul et de ce qui est compté ; ils ne sont pas des résultats mesurés dans ce cabinet.
L’étude japonaise d’Uesugi et coll. (2023) rapporte, avec des suivis individuels de 3 à 17 ans, environ 98,9 % de survie implantaire à la mandibule et 97,4 % au maxillaire ; les valeurs au niveau du patient sont 96,7 % et 94,4 %. Tous les participants n’ont pas été suivis dix-sept ans. Les différences décrivent cette cohorte, pas une règle universelle.
Enfin, la revue systématique de Kwon, Bain et Levin (2014, Journal of Dentistry) sur les bridges complets fixes hybrides rapporte des survies à court terme (5 à 10 ans) élevées, de l’ordre de 93,3 à 100 % pour les prothèses et 87,9 à 100 % pour les implants, mais souligne la rareté des études au-delà de 10 ans, qui empêche des conclusions fermes sur la durée de vie réelle.
| Source | Concept étudié | Survie rapportée | Recul |
|---|---|---|---|
| Soto-Peñaloza 2017 | All-on-4 | Résultats encourageants, données hétérogènes et limitées | Suivis variables ; interprétation prudente |
| Uesugi 2023, mandibule | All-on-4 | ≈ 98,9 % (implant) / 96,7 % (patient) | 3 à 17 ans |
| Uesugi 2023, maxillaire | All-on-4 | ≈ 97,4 % (implant) / 94,4 % (patient) | 3 à 17 ans |
| Kwon 2014 | Bridge complet fixe | 93,3 à 100 % (prothèse) ; 87,9 à 100 % (implants) | 5 à 10 ans |
Deux précautions s’imposent. D’abord, la survie au niveau de l’implant n’est pas celle du patient : un patient peut perdre un implant sans perdre toute sa réhabilitation. Ensuite, survie n’est pas succès.
Survie n’est pas succès
Un implant ou une prothèse encore en place n’est pas forcément exempt de problème. Le consensus du World Workshop 2017 (Berglundh et coll., 2018, Journal of Clinical Periodontology) définit la péri-implantite comme une atteinte associée à la plaque, marquée par une inflammation de la muqueuse péri-implantaire puis une perte osseuse progressive autour de l’implant. Une réhabilitation complète peut donc rester fonctionnelle tout en développant cette complication, ce qui justifie un suivi à vie. Les signes d’alerte sont décrits dans Échec d’implant et péri-implantite : signes à surveiller.
Et si l’un des implants est perdu ?
Une réhabilitation complète repose sur plusieurs implants reliés par une même prothèse. Si l’un d’eux échoue, la suite dépend du nombre d’implants restants, de leur position et de l’os disponible. La prothèse peut parfois être conservée, éventuellement adaptée, le temps de poser un nouvel implant ; dans d’autres cas, elle doit être modifiée ou refaite. C’est pourquoi le consensus ITI de 2018 recommande de prendre en compte, dès le choix du nombre d’implants, les conséquences d’une perte future sur le soutien de la prothèse.
Dans la série de Maló et coll. (2019), suivie de 10 à 18 ans à la mandibule, la survie des prothèses est restée plus élevée que celle des implants : la perte d’un implant n’a le plus souvent pas entraîné celle de la prothèse. Ce résultat décrit une série de patients, pas une promesse. La durée de vie d’un implant et ce qui l’influence sont détaillés dans Combien de temps dure un implant dentaire ?.
Les complications techniques : un point souvent sous-estimé
Au-delà des complications biologiques, une prothèse complète fixe subit des contraintes mécaniques importantes, et les complications techniques sont fréquentes. C’est l’un des aspects les moins mis en avant dans les présentations commerciales de ces traitements.
Sailer et coll. (2022) rappellent que les complications techniques ne peuvent être totalement évitées. La revue de Bidra (2017) sur les bridges en zircone inclut notamment des restaurations stratifiées et des fractures de recouvrement céramique : ses chiffres ne s’appliquent pas indistinctement à toutes les prothèses monolithiques actuelles. Dévissage, fracture et usure restent possibles.
Ces complications sont le plus souvent réparables, surtout quand la prothèse est vissée, mais elles ont un coût et nécessitent des rendez-vous. Le bruxisme, c’est-à-dire le grincement et le serrement des dents, augmente ces risques mécaniques ; sa prise en charge est abordée dans Bruxisme et grincement des dents : que faire.
Entretien et hygiène au quotidien
Une prothèse fixe ne se retire pas la nuit, ce qui change la routine d’hygiène. Le patient doit nettoyer quotidiennement sous et autour de la prothèse, là où la plaque s’accumule, à l’aide de brossettes interdentaires, de fil ou de brosses adaptées, comme le rappellent les fiches patients de l’UFSBD. Cette hygiène est déterminante, la plaque étant le facteur central de la péri-implantite.

Les contrôles recherchent inflammation, dévissage ou perte osseuse. Une dépose professionnelle peut être indiquée pour examiner, nettoyer ou réparer, mais elle n’est pas automatique à chaque visite. Le nettoyage quotidien est expliqué selon la conception du bridge : hygiène dentaire.
Comparaison honnête avec la prothèse amovible
Face à l’édentement, le choix se pose souvent entre une solution fixe sur implants et une prothèse amovible, éventuellement stabilisée sur quelques implants. Les deux ont leur place.
La solution fixe offre une stabilité supérieure, ne se retire pas, et restaure généralement mieux la sensation de dents naturelles. En contrepartie, elle suppose une chirurgie plus importante, plus d’implants, un coût plus élevé et une hygiène plus exigeante puisque la prothèse n’est pas déposée chaque jour.
La prothèse amovible stabilisée sur implants est retirée par le patient, ce qui facilite l’accès au nettoyage. Le consensus McGill (2002) concerne notamment la solution mandibulaire à deux implants. Sa tenue peut être améliorée sans la transformer en bridge fixe ; le choix dépend aussi du confort, de l’entretien et des préférences.
Il n’y a donc pas de réponse unique. Le bon choix dépend de l’os, de l’état de santé, des habitudes d’hygiène, des attentes et des moyens. Une information honnête présente les deux familles avec leurs avantages et leurs contraintes.
Ce qu’un devis d’arcade complète devrait détailler
Un montant global ne permet ni de comparer ni de décider. Un devis de réhabilitation complète devrait distinguer, ligne par ligne :
- les examens et l’imagerie préalables ;
- les soins préparatoires éventuels, dont les soins des gencives et les extractions ;
- une greffe ou une reconstruction osseuse, si elle est prévue ;
- le nombre d’implants et les pièces qui les relient à la prothèse ;
- l’arcade provisoire ;
- l’arcade finale et son matériau ;
- les contrôles et l’entretien prévus après la pose.
Deux devis de montant proche peuvent couvrir des actes différents : l’un inclut le provisoire et les contrôles, l’autre non. L’article Deux devis, deux avis différents aide à les lire côte à côte. Les repères de prix du cabinet figurent sur la page tarifs ; le montant propre à votre situation est établi après le bilan, sur un devis détaillé.
Limites et points de vigilance
Pour décider en connaissance de cause, plusieurs limites doivent rester à l’esprit :
- Les études rapportent des survies élevées mais variables selon les dispositifs, les patients et la durée de suivi. Un implant ou un bridge encore en place peut nécessiter des soins ou des réparations. Aucun pourcentage ne garantit le résultat d’un patient donné.
- la survie d’un implant ou d’une prothèse ne garantit pas l’absence de péri-implantite ni de complication mécanique ;
- les complications techniques (fracture de céramique, dévissage) sont fréquentes et impliquent des réparations dans le temps ;
- la mise en charge immédiate suppose une stabilité primaire suffisante, et la prothèse posée le jour de la chirurgie reste provisoire ;
- l’entretien quotidien et le suivi régulier conditionnent le pronostic à long terme, et aucune durée de vie ne peut être garantie.
La réhabilitation complète fixe sur 4 à 6 implants est une solution éprouvée pour rendre des dents fixes à une personne édentée ou bientôt édentée, à condition d’un bilan rigoureux, d’une indication adaptée à l’arcade concernée et d’un suivi dans la durée. C’est ce cadre, prudent et documenté, qui permet de choisir entre cette option et les alternatives, en connaissance des bénéfices comme des limites.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre All-on-4 et All-on-6 ?
Peut-on vraiment avoir des dents fixes en une journée ?
Quel est le taux de survie d'un bridge complet sur implants ?
Faut-il forcément une greffe osseuse pour un All-on-4 ?
Comment entretenir un bridge complet fixe sur implants ?
Solution fixe ou prothèse amovible : laquelle choisir ?
Combien de temps faut-il pour avoir les dents finales ?
Si un implant échoue, perd-on toute la prothèse ?
Sources
Références médicales consultées pour cet article.
- 1Soto-Peñaloza et coll. 2017, The all-on-four treatment concept: Systematic review, J Clin Exp Dent (PMC)
- 2Kwon, Bain & Levin 2014, survie et succès des bridges complets fixes hybrides, Journal of Dentistry (PubMed)
- 3ITI, 6e Conférence de Consensus 2018, nombre d'implants pour bridges complets fixes
- 4Uesugi et coll. 2023, All-on-4 recul 3–17 ans, maxillaire vs mandibule, Int J Implant Dent (PMC)
- 5McGill Consensus Statement 2002, overdenture mandibulaire à deux implants (PubMed)
- 6Berglundh et coll. 2018, consensus péri-implantaire, World Workshop 2017, J Clin Periodontol (PubMed)
- 7Bidra, Rungruanganunt & Gauthier 2017, bridges complets fixes en zircone, Eur J Oral Implantol (PubMed)
- 8Sailer et coll. 2022, Prosthetic failures in dental implant therapy, Periodontology 2000 (PMC)
- 9UFSBD, fiches patients (Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire)
- 10Maló et coll. 2019, All-on-4 à la mandibule, suivi de 10 à 18 ans, Clin Implant Dent Relat Res (PubMed)
Sommaire
Partager
