Un appareil dentaire partiel est une prothèse amovible qui remplace une ou plusieurs dents absentes, quand il vous reste des dents naturelles. Il s’accroche à ces dents par des crochets et se retire pour le nettoyage. On en rencontre surtout trois types : l’appareil en résine, le châssis métallique souvent appelé stellite, et l’appareil souple dit « en silicone ». Tous ont le même rôle, mais ils ne se portent pas de la même façon. L’entretien change aussi d’un appareil à l’autre. Le bon choix dépend surtout des dents qui vous restent et de votre gencive, ce qu’un examen permet de préciser.
Il vous manque, par exemple, deux ou trois dents du fond, et les dents voisines sont encore là. On vous parle d’un appareil partiel, puis de « stellite » ou d’« appareil en silicone ». Vous vous demandez alors : « Lequel tiendra quand je mâche ? Lequel se verra quand je souris ? » Il est normal de s’y perdre.
Le mot « appareil dentaire » désigne aussi les bagues qui redressent les dents ; pour ce sens-là, voyez comment choisir entre bagues et aligneurs. Ici, il s’agit seulement de l’appareil dentaire amovible qui remplace des dents.
À quoi sert un appareil dentaire partiel, et comment est-il fait ?
Il comble les espaces laissés par des dents perdues, pour mieux mâcher et pour l’apparence du sourire. Il aide aussi à garder les dents voisines en place. Sans remplacement, elles peuvent basculer ou glisser vers l’espace vide, rappellent l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) et le NHS.

Chaque appareil partiel réunit trois éléments :
- une base, souvent rose, qui remplace la gencive et l’os disparus après l’extraction ;
- des dents prothétiques fixées sur cette base ;
- des crochets qui entourent certaines dents restantes et tiennent l’appareil en place.
L’appareil en résine, de transition ou durable
L’appareil en résine sert le plus souvent le temps d’un traitement : il garde l’espace pendant qu’une solution finale se prépare (Singh et coll., 2013). Sa base en résine rose porte les dents prothétiques, et ses crochets sont souvent métalliques. Il peut aussi se porter durablement, selon votre situation. Quand il doit servir des années, le stellite, présenté juste après, entre aussi dans la discussion.
Le châssis métallique, souvent appelé stellite
Le stellite est bâti sur un châssis, c’est-à-dire une fine armature de métal moulée d’une seule pièce. Ce métal est en général un alliage de cobalt et de chrome. Les dents prothétiques et la fausse gencive en résine sont fixées sur ce châssis. « Stellite » était d’abord le nom d’un alliage de ce type, devenu le nom courant de l’appareil.
Il est classiquement décrit comme l’appareil partiel amovible final, quand votre bouche s’y prête (Singh et coll., 2013). Son atout est sa rigidité. Le châssis porte de petits appuis en métal, posés sur certaines dents. Avec le métal rigide, ils limitent les mouvements de l’appareil quand vous mâchez (Mendoza-Carrasco et coll., 2020).
Sa limite la plus visible est esthétique. Selon la place des dents qui le portent, un crochet métallique peut se voir quand vous souriez. En cas d’allergie connue à un métal, d’autres matériaux se discutent.
Un appareil dentaire « en silicone », est-ce vraiment du silicone ?
Le plus souvent, non. Ce qu’on appelle « appareil en silicone » est en général un appareil souple. Sa matière est un plastique de la famille du nylon, appelé polyamide (Mendoza-Carrasco et coll., 2020). Si l’on vous propose un tel appareil, demandez le nom exact du matériau.

Ses crochets sont faits de la même matière, couleur gencive, donc sans métal visible. L’appareil est léger et s’adapte aux dents qui le portent. Il peut convenir en cas d’allergie au métal. Dans les études de satisfaction, beaucoup de porteurs apprécient son aspect et son confort (Awawdeh et coll., 2024).
Il a aussi des limites, décrites par Mendoza-Carrasco et coll. (2020) :
- avec le temps, la surface devient rugueuse et se tache ; elle retient alors plus la plaque dentaire, ce dépôt collant de microbes ;
- le rebasage, c’est-à-dire la remise à niveau de la base contre la gencive, se fait au laboratoire et non pendant la consultation, car cette matière colle mal aux résines qui servent à ce réglage ;
- sans châssis rigide, l’appareil s’appuie davantage sur la gencive et peut la blesser ;
- il convient mal quand il reste peu de dents ou quand l’espace à combler est grand.
Pour ces raisons, et faute d’études sur de longues années, ces auteurs réservent plutôt l’appareil souple à un usage provisoire. Il peut aussi être associé à un châssis métallique, pour réunir discrétion et rigidité.
Résine, stellite ou souple : ce qui les distingue
| Critère | Résine | Stellite | Souple |
|---|---|---|---|
| Base | Résine rose | Métal moulé et résine | Plastique souple de type nylon |
| Crochets | Souvent métalliques | Métalliques | Même matière, couleur gencive |
| Rigidité | Plus rigide que le souple | Élevée, avec appuis sur les dents | Faible |
| Usage habituel | Transition ou durable, selon le cas | Appareil final, si votre bouche s’y prête | Plutôt provisoire, peu de recul |
Si un appareil amovible ne vous convient pas, une solution fixe peut se discuter. Le bridge et la prothèse sur implants sont présentés sur la page bridge dentaire à Kénitra, et l’article pour choisir entre implant, bridge et dentier aide à comparer les trois.
Les premiers jours avec un appareil partiel
Les débuts demandent un peu de patience, quel que soit l’appareil. La parole change souvent, puis s’améliore en quelques jours. Pour manger, commencez par de petites bouchées. Une gêne de la gencive est fréquente, et les dents qui portent les crochets peuvent être un peu sensibles. Si la gêne dure, un contrôle permet de régler l’appareil : ne le retouchez pas vous-même. Les conseils pour s’habituer à un appareil amovible valent aussi ici.
Entretien : les gestes qui protègent vos dents restantes
Un appareil partiel retient la plaque dentaire et les restes d’aliments. Selon le NHS, cette plaque nuit aux dents restantes et à la gencive si l’hygiène ne suit pas.

- Nettoyez l’appareil chaque soir avec du savon et une brosse à prothèse ou une brosse souple.
- Évitez le dentifrice ordinaire, trop abrasif, ainsi que l’eau chaude et l’eau de Javel.
- Nettoyez-le au-dessus d’une bassine d’eau : une chute peut le casser ou tordre un crochet.
- Brossez avec soin vos dents naturelles, surtout celles qui portent les crochets.
- Après les premiers jours, retirez-le la nuit et gardez-le dans de l’eau froide.
La routine pour bien nettoyer une prothèse amovible détaille ces gestes. Faites aussi contrôler l’appareil régulièrement, car la gencive change de forme sous la base avec le temps.
En résumé
Un appareil dentaire partiel remplace quelques dents et s’accroche aux dents restantes. La résine sert souvent d’appareil de transition, mais peut aussi durer selon la situation. Le stellite, plus rigide, est classiquement l’appareil final quand votre bouche s’y prête, avec des crochets parfois visibles. L’appareil souple, dit « en silicone », est discret. Sa surface devient pourtant rugueuse avec le temps, et sa remise à niveau se fait au laboratoire.
Aucun de ces appareils ne convient à toutes les bouches, et ces repères ne remplacent pas un examen. Au cabinet, le bilan dentaire fait le point sur vos dents, vos gencives et l’os qui les porte. Il explique ensuite les options, avec leurs avantages et leurs limites. Le bilan ne vous engage à aucun traitement. Il sert à comprendre, puis à décider.
Questions fréquentes
Un appareil dit en silicone peut-il durer des années ?
Les crochets d'un stellite se voient-ils en souriant ?
Faut-il enlever son appareil partiel avant de dormir ?
Un appareil souple peut-il être réglé comme les autres ?
Sources
Références médicales consultées pour cet article.
- 1UFSBD, 2019, fiche conseil « Quelles prothèses dentaires pour ma bouche »
- 2NHS Tayside, 2025, information patient sur les prothèses partielles amovibles
- 3Mendoza-Carrasco et coll., 2020, prothèses partielles à crochets non métalliques, Journal of Indian Prosthodontic Society
- 4Singh et coll., 2013, rapport de cas sur les résines thermoplastiques pour prothèse partielle, Journal of Clinical and Diagnostic Research
- 5Awawdeh et coll., 2024, satisfaction des porteurs de prothèses partielles amovibles, revue systématique, Cureus
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